Des compas anthropométriques

 

Ces compas sont utilisés pour mesurer le corps humain Ils permettaient d’établir une fiche anthropométrique depuis qu’Alphonse Bertillon avait fondé, en 1882, le premier laboratoire de police d'identification criminelle. Ce système d'identification fut rapidement adopté dans toute l'Europe, puis aux USA, et utilisé en France jusqu'en 1970.

 

Voici un dessin montrant les différentes parties du corps que l’on mesurait.

 

 

Pour cela on utilisait différents instruments comme le compas à coulisse et des compas d’épaisseur gradués qui ont la particularité d’avoir les branches terminées par une sphère pour ne pas blesser.

 

 

Ce compas à coulisse en bronze et laiton permettait de mesurer la longueur de la coudée et du pied, il est gradué en cm et mm jusqu’à 60 cm.

 

Pour mesurer le crâne il fallait utiliser un "craniomètre" comme  celui-ci, gradué de 10 à 25 cm :

 

 

Les médecins légistes étaient équipés d’une trousse contenant ces instruments.

 

Le compas était aussi utilisé en médecine plus traditionnelle. Les obstétriciens s’en servaient pour mesurer le corps des femmes enceintes, on l’appelle pelvimètre.

 

 

Voici deux pelvimètres qui ne diffèrent que par leur taille, le plus grand mesure 50 cm et est gradué de 0 à 70 cm, l’autre mesure 36,5 cm et a une ouverture maximale de 55 cm.

 

 

Autre compas d’obstétricien de 34 cm et gradué jusqu’à 55 cm. Ce compas, comme les deux précédents, possède une charnière spéciale qui permet de désolidariser les deux jambes très facilement, sans outil.

 

 

Cet autre pelvimètre ne possède pas d’arc de cercle, mais deux secteurs coulissant l’un sur l’autre pour laisser apparaître la graduation donnant l’écart entre les branches, il est gradué en cm et inches.

 

 

Ces deux autres pelvimètres permettent une mesure externe ou interne, suivant la position des branches.

 

 

Autre compas utilisé en médecine, ce compas thoracique qui permet d’évaluer la variation de la taille de la cage thoracique entre l’expiration et l’inspiration, grâce à l’indicateur fixé sur une branche.

 

Détail de l'extrémité de la branche et sont système à ressort.

 

Cet autre compas, dit de Tuefferd, est utilisé en médecine comme esthésiomètre pour déterminer le seuil de sensibilité tactile, c’est-à-dire à partir de quel écartement le patient perçoit séparément le contact des deux pointes, pour cela l’arc est gradué en cm. Cet arc est aussi gradué en degré car les kinésithérapeutes le nomme goniomètre et s’en servent pour mesurer l’angle de flexion d’une articulation.